Les années 50 - archive

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LES ANNÉES 50

  • Les années cinquante, les chemins de la liberté Ouvrage coordonnée par Damien Delille, Thierry Dufrêne et Henri Rohan-Csermak (de)

Les années cinquante sont d’abord l’histoire d’un dépassement, celui d’un trauma de la Seconde Guerre mondiale. Trois voies ont été empruntées par les créateurs et les « mondes de l’art » : repartir à zéro ; explorer de nouvelles voies ; relancer l’art moderne. Ce sont ainsi les 3 axes d’études de l’ouvrage.
Ressource disponible sur Canopé



Ressources académiques

  • Académie de Versailles
    • Le rock’n’roll étasunien des années 1950 et l’émancipation culturelle des adolescents
      • Télécharger la présentation utilisée par le conférencier Guillaume Gilles lors de la journée de formation inter-académique du 29 novembre 2018 à l’INHA - Le rock étasunien des années 1950 et l’émancipation culturelle des adolescents :
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  • Académie de Strasbourg

Autres ressources


RAPPEL DES ÉLÉMENTS DE PROGRAMME POUR LES SESSIONS 2019 ET 2020 : LES ANNÉES 50

Tout arbitraire soit-il, le découpage en décennies ne laisse pas de façonner notre pensée du XXe siècle : l’étude de l’une d’entre elles ne pourra donc s’affranchir d’une réflexion sur la périodisation et les chronologies en histoire des arts.
Les dix années qui voient progressivement s’éteindre une génération d’artistes des avant-gardes (Schönberg, Derain, Matisse, Nolde, Rodtchenko, Vlaminck, etc.) et éclore le Pop Art pour se clore avec l’entrée en scène des Nouveaux réalistes en 1960 sont marquées, dans les arts plastiques, par une rivalité transatlantique que cristallise la question de l’abstraction. Expressionnisme abstrait à New York, abstraction lyrique avec l’école de Paris : ces courants non seulement promeuvent des peintres majeurs de l’époque, mais confirment le rôle de la critique dans la construction des mouvements artistiques.
En architecture, le brutalisme, en musique, le sérialisme intégral, l’œuvre ouverte et l’essor des grands studios électroacoustiques semblent étayer la lecture de cette période comme d’un nouvel âge des avant-gardes : New-Look, Nouvelle vague, bientôt Nouveau roman, etc. Pour autant, la place conquise par la photographie, le cinéma, le design et les arts décoratifs s’accompagne-t-elle toujours de la même audace formelle ? Abstraction photographique en Allemagne, triomphe du photoreportage « humaniste » en France et aux États-Unis ; nouveaux matériaux synthétiques, mais au service d’une élégance néoclassique : une dialectique présente aussi dans le théâtre ou la danse, et emblématisée par le jazz, qui vit en ces années une véritable querelle des Anciens et des Modernes.
Un Adorno ou un Barthes nous invitent aussi à une lecture plus politique et sociologique de cette période. Sur fond de décolonisation et tandis que la guerre fait rage en Indochine et en Corée, cette décennie est à la fois celle des caves de Saint-Germain-des-Prés, de la Beat Generation et celle des grands festivals - Aix, Avignon, Cannes, Kassel ; celle de l’essor des politiques culturelles qui aboutira, en France, à la création d’un ministère en 1959, et celle d’une vulgarisation par la télévision, le film et le microsillon qui fait soudain accéder à une célébrité planétaire des artistes comme Picasso, Callas ou Karajan, à l’instar des stars du cinéma ou du jeune rock n’roll. Les années cinquante n’ont-elles pas, ainsi, transformé le rapport à l’art d’une génération, voire de toute une société ?

Le programme limitatif pour l’enseignement de spécialité d’histoire des arts en classe terminale a été publié au Bulletin officiel n°10 du 8 mars 2018.

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